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Planète Grenelle N° 8 - 26 mai 2011
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Depuis maintenant quatre mois, Planète Grenelle rend compte des réalisations concrètes et quotidiennes du Grenelle Environnement. Pour ce 8e numéro, une nouvelle rubrique vous est proposée : le business vert, consacrée aux entreprises qui ont placé la compétitivité écologique au coeur de leur stratégie de développement. Ces exemples montrent que l’économie verte relève déjà de la réalité. Elle se traduit aujourd’hui par de la création d’emplois, le développement d’innovations et l’émergence de nouveaux marchés à conquérir.
Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement
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Une nouvelle stratégie pour la biodiversité.
Une nouvelle stratégie pour la biodiversité 2011 - 2020 vient d’être adoptée. Cette stratégie s’adresse à tous les acteurs de la société civile et s’intègre à toutes les politiques publiques - eau, sols, climat, énergie, agriculture, forêt, urbanisme, infrastructures. Lire la lettre
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Focus
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Les hivers froids en France et en Europe seraient liés à la fonte de la calotte arctique – Cdurable.info, 24/12/2010
La hausse des températures est indéniable. Le mois de novembre 2010 à lui seul serait même le plus chaud à l’échelle mondiale depuis 1881 selon le Goddard Institute for space studies, un laboratoire de la Nasa. Et pourtant, les hivers qui se suivent en France et en Europe depuis 10 ans sont plus rigoureux. Pourquoi ? Selon une nouvelle étude scientifique publiée au début du mois de décembre 2010 par le Journal de Recherche Géophysique, le coupable serait la fonte de la calotte glaciaire arctique. Le réchauffement a entraîné sa réduction de 20% ces 30 dernières années. D’ici la fin du siècle, elle pourrait même avoir disparu. Résultat des courses : la surface du globe à cet endroit se réchauffe, la mer devient plus chaude que l’air ambiant dans cette zone polaire. Conséquence : le choc entre une mer réchauffée et un air plus froid génère une pression qui pousse l’air polaire dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, c’est-à-dire vers l’Europe. Ainsi, alors que des records de froids ont été enregistré en France en novembre, au Groenland, les températures n’ont jamais été aussi douce…
Une mer sans glace, et c’est tout le système de pressions qui s’en trouve bouleversé
« Mettons que l’océan soit à zéro degré », explique mardi à l’AFP Stefan Rahmstorf, spécialiste du climat au prestigieux Institut Potsdam (Allemagne) pour la recherche sur l’impact climatique. « Il est ainsi beaucoup plus chaud que l’air ambiant dans cette zone polaire en hiver. Vous avez alors un important flux chaud qui remonte vers l’atmosphère, que vous n’avez pas quand tout est recouvert de glace. C’est un changement énorme », ajoute-t-il.
Le résultat, selon cette étude publiée par le Journal de Recherche Géophysique, est un système de hautes pressions qui pousse l’air polaire, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, vers l’Europe. « Ces anomalies pourraient tripler la probabilité d’avoir des hivers extrêmes en Europe et dans le nord de l’Asie », y explique le physicien Vladimir Petoukhov, qui a dirigé l’étude.
Les chercheurs soulignent que ces hivers particulièrement froids en Europe ne reflètent pas la tendance globale constatée sur l’ensemble du globe, où 2010 devrait être l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées. « Quand je regarde par ma fenêtre, je vois 30 cm de neige et le thermomètre dit -14° », raconte Stefan Rahmstorf, qui s’exprimait au téléphone depuis Potsdam. « En même temps, au Groenland, nous sommes au-dessus de zéro en décembre ». Décidément, on en perd le Nord !
Inondation en Australie et au Brésil : la Niña et l’urbanisation à l’origine de tsunami terrestre – Cdurable.info, 16/01/2011
Les 21 millions d’Australiens aiment surnommer leur grand pays « the lucky country » (le pays chanceux). Mais ce début d’année 2011 demeurera comme un cauchemar dans leur mémoire : depuis maintenant un mois, les Etats du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud dans le nord-est de l’Australie sont littéralement noyés sous de fortes pluies : les plus abondantes depuis que les relevés météorologiques existent, entraînant des débordements de nombreuses rivières. Et cette catastrophe sans précédent n’est pas prête de s’arrêter. L’Australie est victime du phénomène climatique La Niña qui devrait se poursuivre encore au moins trois mois et a déjà fait 250 000 sinistrés et isolé 70 villes et villages au milieu d’un océan de boue et d’eau brune sur un territoire grand comme la France et l’Allemagne réunies. Cependant, la Niña n’est pas seule responsable de ces inondations, il y a aussi beaucoup à dire sur « l’australien way of life »… Quelles sont les conséquences économiques et environnementales ? Existe-t-il un lien entre cette catastrophe et celles survenues ces derniers jours au Brésil et aux Philippines ? Voici quelques éléments de réponse.
La cause des fortes pluies : un phénomène La Niña marqué
Depuis une trentaine d’années, les experts météorologiques ont pu établir un lien de cause à effet entre la Niña et les fortes pluies en Indonésie, Malaisie et Australie, des périodes de sécheresse en Amérique du Sud, des tempêtes dans l’Atlantique tropicale, des vagues de froid en Amérique du Nord et un temps pluvieux dans le sud-est de l’Afrique.
Qu’est-ce que la Niña ?
Le terme « la Niña » désigne le refroidissement de la surface des eaux dans la zone centrale et orientale du Pacifique.
L’Australie : L’autre cause des inondations
Pour expliquer l’intensité de ces inondations, il faut savoir que l’Etat du Queensland connaît une croissance démographique deux fois plus importante que la moyenne nationale. Rien ne paraît pouvoir arrêter l’urbanisation du littoral du Queensland : deux millions d’habitants occupent une centaine de km2. Ainsi, l’agglomération de Brisbane s’étale avec comme seule limite le Pacifique, se prolongeant vers le nord en direction des stations balnéaires donnant sur Moreton Bay (Woody Point, Margate, Redcliffe ou Scarborough). « Aujourd’hui, si les inondations sont plus importantes, plus sales et plus dangereuses, c’est à cause du déboisement excessif, du surpâturage et de la compaction des sols. Le résultat : la quantité d’eau qui s’infiltre profondément dans les sols est moindre, ce qui augmente la taille et l’intensité érosive des inondations » explique de son côté Nick Heath, porte-parole du WWF-Australie.
Conséquences : des inondations catastrophiques
« De nombreux cours d’eau à travers la région ont atteint des niveaux record. Les dommages aux infrastructures et aux biens ainsi que le coût économique des pertes de récoltes et du retard de production dans les mines, devraient représenter plusieurs milliards de dollars australiens », relève le Bureau Météorologique australien. En effet, certaines rivières sont par endroits montées de huit mètres en une heure, prenant les habitants et les autorités totalement par surprise. De surcroît, les moustiques pullulent alors que les eaux de pluie se sont mélangées aux fosses septiques, ce qui fait craindre l’apparition d’épidémies.
Le port de Brisbane (troisième port à conteneurs du pays) et un important terminal d’exportation du charbon, ont été fermés. Anna Bligh, Premier ministre du Queensland, a évoqué une situation « sombre et désespérante ».
Conséquences économiques : les cours du charbon et du blé s’affolent
Près de 75% des mines de charbon sont bloquées par les eaux dans le Queensland, un Etat qui fournit à lui seul la moitié de la demande pour la sidérurgie. Les récoltes de blé, elles aussi menacées, font flamber les cours mondiaux. Si les inondations en Australie sont spectaculaires, leurs conséquences économiques ne vont pas tarder à l’être aussi. Même s’il est encore trop tôt pour en mesurer l’impact exact, les observateurs constatent déjà les effets su les cours des matières premières. C’est en effet dans la région la plus touchée du nord-est que se trouvent les plus importantes mines de charbon du pays. « Les trois-quarts de toutes nos mines ne peuvent plus travailler et ne peuvent donc plus approvisionner le marché. Il devrait y avoir un effet significatif à long terme, pas seulement au niveau national mais aussi à l’international », a déclaré le premier ministre de l’Etat, Anna Bligh.
Autre secteur durement frappé par ces pluies : l’agriculture. Le Queensland, le New South Wales et la région de Victoria, tous les trois touchés, représentent 42% de la production de colza au niveau national, selon la société de conseil Agritel. L’Australie, acteur majeur sur la scène internationale, exporte environ 15 millions de tonnes de blé chaque année et 1,5 millions de tonnes de colza.
Dans un contexte déjà tendu sur la scène internationale, les cours de blés de qualité meunière pourraient en 2011 dépasser les plus hauts atteint en 2008, soit près de 300 euros la tonne. Les cours touchent déjà les 257 euros à Paris. La diminution des exportations devrait toucher de plein fouet plusieurs pays, à commencer par la France, qui pourrait de plus avoir de disponibilités dès la fin du mois d’avril 2011.
Deuxième souci : plusieurs pays s’étaient tournés vers le colza d’Australie pour compenser le manque de colza d’origine russe dont la production s’était effondré après un été caniculaire. Or désormais, les exportations australiennes diminuent à vu d’œil. Ainsi, les opérateurs européens, qui espéraient importer 700 000 tonnes de colza d’Australie, ne devraient pouvoir en acheter que la moitié.
A cela s’ajoute les pertes agricoles, l’impact sur le tourisme et sur les petites entreprises. Au total, les premières estimations évoquent un impact d’environ 0,6% du PIB sur une période de 12 mois.
Conséquences environnementales : la grande barrière de corail menacée
La pollution qui résulte des inondations des fermes et des villes de la côte du Queensland a un impact désastreux sur la grande barrière de corail et touchera vraisemblablement de façon significative les dugongs, les tortues et le reste de la vie marine de la région. C’est l’avertissement lancé par la WWF-Australie. « En plus des terribles coûts pour les fermiers et les communautés du Queensland, un déclin majeur et extrêmement dangereux de la qualité de l’eau dans la grande barrière de corail est attendu », explique Nick Heath, porte-parole de la WWF-Australie.
Brésil : inondations à Rio de Janeiro
La catastrophe survient dans un contexte de pluies et de sécheresses plus intenses au cours des dernières années qui coïncident aujourd’hui au Brésil avec le phénomène météorologique de La Niña, le même qui est montré du doigt dans les inondations qui frappent le nord-est de l’Australie…
La Chine investit massivement dans l’énergie solaire, novethic.fr - 03/02/2011
Depuis le 1er janvier 2011, les énergies renouvelables sont chinoise. La Chine devrait continuer à investir massivement dans le secteur, via une subvention de 300 milliards d’euros. Les Etats-Unis ont porté plainte auprès de l’OMC pour dénoncer le protectionnisme chinois.
Si la France a réduit la voilure sur l’énergie solaire, la Chine, en revanche, accélère. Premier producteur mondial de panneaux solaires, avec plus de la moitié de la production mondiale de cellules photovoltaïques, la Chine est aussi de plus en plus un consommateur d’énergie propre. Le marché du photovoltaïque domestique a ainsi augmenté de 50% en 2008 et on estime qu’une maison sur dix est pourvue d’eau chaude solaire dans le pays.
La part du renouvelable dans le mix énergétique chinois devrait ainsi passer de 7% à 15% d’ici 2020. Objectif final : 40% d’énergie renouvelable produite en Chine d’ici 2040.
Un objectif ambitieux mais qui s’explique par deux raisons principales : d’abord réduire la pollution dont les effets néfastes provoquent de plus en plus de contestation sociale ; ensuite, réduire sa dépendance aux importations, notamment de gaz et de pétrole. La Chine importe actuellement 50% de son pétrole et ce pourcentage pourrait atteindre 75% en 2050. Sans compter que le charbon, particulièrement polluant, constitue toujours 70% du mix énergétique chinois.
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| 13/12/2011 |
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Le nouveau numéro du 15 est en ligne
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Thèmes abordés: dérèglement climatique, mathématiques et assurance pour y faire face .....
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